Folles et vagabondes  dans les asiles de la Seine-Inférieure (1880-1914)

L’article étudie le mouvement vers un « grand renfermement » des « folles », notamment des « hystériques », qui culmina au tournant des xixe et xxe siècles. Les mesures de placement étaient de la responsabilité des maires et du préfet qui les confiaient aux aliénistes des asiles rouennais. La psychi...

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Pubblicato in:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 32 | 2 | 2011-02-03 | p. 233-252 | 1252-7017
Autore principale: Carbonel, Frédéric
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2011
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-CLIO_032_0233CLIOClio. Histoire, femmes et sociétés https://shs.cairn.info/revue-clio-2010-2-page-233?lang=fr https://doi.org/10.4000/clio.9911 Folles et vagabondes  dans les asiles de la Seine-Inférieure (1880-1914) Carbonel, Frédéric2011 aliénéeshystériepsychiatrieRouenSeine-Inférieurevagabondagehysterialunatic womenpsychiatryRouenSeine-Inférieure departmentvagrancyfre Clio. Histoire, femmes et sociétés | 32 | 2 | 2011-02-03 | p. 233-252 | 1252-7017 CLIO_03261 L’article étudie le mouvement vers un « grand renfermement » des « folles », notamment des « hystériques », qui culmina au tournant des xixe et xxe siècles. Les mesures de placement étaient de la responsabilité des maires et du préfet qui les confiaient aux aliénistes des asiles rouennais. La psychiatrisation des « vagabondes » contribuait ainsi au maintien de l’ordre à l’intérieur de la ville de Rouen mais aussi à atténuer la « nocivité » des migrations des femmes aliénées indigentes, journalières ou ouvrières du textile, autour de la capitale de la Haute-Normandie. De renommée régionale ou nationale, les aliénistes qui se succédèrent à la tête de ces asiles produisirent des études statistiques et des observations qui confortaient l’hypothèse que les pathologies féminines avaient des causes sociales et ne pouvaient trouver d’autre solution que l’isolement.The article analyzes the confinement of insane women, and particularly “hysterics,” in the Seine-Inférieure department at the turn of the xixth century. Mayors and the prefect had the responsibility of placing so-called insane people, who were then entrusted to the care of alienists from Rouen. The psychiatric placement of “vagrants” was used to maintain law and order within Rouen but also to alleviate the problems associated with the presence of many indigent and insane women, as well as day workers or textile workers around the capital of Upper Normandy. Regionally or nationally recognized, the psychiatrists who ran these asylums produced statistical studies and observations, which confirmed the hypothesis that feminine pathologies had social causes for which the only suitable solution was “isolation.”Cairn free access
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Carbonel, Frédéric
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