Dans le sillage d’Albert Thomas : les réseaux socialistes réformistes de l’Organisation internationale du travail

Cet article se penche sur la structuration et la réorganisation des réseaux socialistes réformistes, héritiers de l’avant-guerre, au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT), et de son secrétariat permanent, le Bureau international du travail (BIT). Alors que l’OIT se construit explici...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Blaszkiewicz-Maison, Adeline
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2021
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-CJ_239_0121
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spelling cairn-CJ_239_0121CJCahiers Jaurès https://shs.cairn.info/revue-cahiers-jaures-2021-1-page-121?lang=fr https://doi.org/10.3917/cj.239.0121 Dans le sillage d’Albert Thomas : les réseaux socialistes réformistes de l’Organisation internationale du travail Blaszkiewicz-Maison, Adeline2021 fre Cahiers Jaurès | 239-240 | 1 | 2021-10-04 | p. 121-135 | 1268-5399 CJ_23981 Cet article se penche sur la structuration et la réorganisation des réseaux socialistes réformistes, héritiers de l’avant-guerre, au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT), et de son secrétariat permanent, le Bureau international du travail (BIT). Alors que l’OIT se construit explicitement comme une alternative à la révolution violente portée par Moscou et l’Internationale communiste, Albert Thomas, qui en dirige le secrétariat permanent, incarne quant à lui une option ouvertement réformiste qu’il a tenté de développer au sein du socialisme français au début du XXe siècle. Si cette option perd son crédit en France après la guerre, elle montre sa dynamique au sein de l’OIT avec des figures socialistes, notamment françaises, doublement marquées par l’expérience de la Première Guerre mondiale et de la participation à la Défense Nationale, mais aussi par un attachement à un socialisme réformiste, soucieux d’action et de réalisations immédiates. Cette dynamique s’articule aussi à la volonté de de recréer un nouvel espace international à la croisée des internationalismes socialiste, syndical et coopératif qui se reconfigurent après la Première Guerre mondiale.This article looks at the structuring and reorganisation of reformist socialist networks, heirs to the pre-war era, within the International Labour Organisation (ILO) and its permanent secretariat, the International Labour Office (ILO). While the ILO was explicitly built as an alternative to the violent revolution carried out by Moscow and the Communist International, Albert Thomas, who headed the permanent secretariat, embodied an openly reformist option that he had tried to develop within French socialism at the beginning of the 20th century. Although this option lost its credibility in France after the war, it showed its dynamism within the ILO with socialist figures, particularly French ones, doubly marked by the experience of the First World War and participation in “Défense nationale”, but also by an attachment to a reformist socialism, concerned with action and immediate achievements. This dynamic was also linked to the desire to recreate a new international space at the crossroads of socialist, trade union and cooperative internationalism, which was reconfigured after the First World War.Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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description Cet article se penche sur la structuration et la réorganisation des réseaux socialistes réformistes, héritiers de l’avant-guerre, au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT), et de son secrétariat permanent, le Bureau international du travail (BIT). Alors que l’OIT se construit explicitement comme une alternative à la révolution violente portée par Moscou et l’Internationale communiste, Albert Thomas, qui en dirige le secrétariat permanent, incarne quant à lui une option ouvertement réformiste qu’il a tenté de développer au sein du socialisme français au début du XXe siècle. Si cette option perd son crédit en France après la guerre, elle montre sa dynamique au sein de l’OIT avec des figures socialistes, notamment françaises, doublement marquées par l’expérience de la Première Guerre mondiale et de la participation à la Défense Nationale, mais aussi par un attachement à un socialisme réformiste, soucieux d’action et de réalisations immédiates. Cette dynamique s’articule aussi à la volonté de de recréer un nouvel espace international à la croisée des internationalismes socialiste, syndical et coopératif qui se reconfigurent après la Première Guerre mondiale.
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