Le peuple et la remise en cause paradoxale de la logique de protection des droits fondamentaux, symbole de l’État de droit

Alors qu’on pensait la remise en cause radicalement impossible, le système institutionnel de l’État de droit semble aujourd’hui soumis à une contestation sans précédent. Ce système, pourtant établi pour protéger le peuple ou les citoyens contre l’arbitraire de l’État, est accusé de tous les maux par...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Bernardinis, Christophe De
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2023
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-CIVIT_047_0113
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spelling cairn-CIVIT_047_0113CIVITCivitas Europa https://droit.cairn.info/revue-civitas-europa-2021-2-page-113?lang=fr https://doi.org/10.3917/civit.047.0113 Le peuple et la remise en cause paradoxale de la logique de protection des droits fondamentaux, symbole de l’État de droit Bernardinis, Christophe De2023 fre Civitas Europa | 47 | 2 | 2023-02-22 | p. 113-130 | 1290-9653 CIVIT_04754 Alors qu’on pensait la remise en cause radicalement impossible, le système institutionnel de l’État de droit semble aujourd’hui soumis à une contestation sans précédent. Ce système, pourtant établi pour protéger le peuple ou les citoyens contre l’arbitraire de l’État, est accusé de tous les maux par ce même peuple ou ces mêmes citoyens. Si l’hyper-individualisation des droits est le caractère le plus souvent dénoncé pour dissocier protection des droits et démocratie, c’est la dynamique même de cette protection, souvent qualifiée d’oppressante (par exemple, mouvement « woke » ou « cancel culture ») qui est aussi la plus dénoncée. Les États, eux-mêmes, opposent, aujourd’hui, légitimité politique et protection des droits. S’il est nécessaire, peut-être, de repenser les équilibres en réaction à cette défiance, on ne peut dissocier la démocratie représentative (celle du peuple) de la démocratie constitutionnelle (celle qui protège les droits). Selon l’auteur, ces deux systèmes ne peuvent fonctionner l’un sans l’autre, même si certains peuvent prétendre le contraire.Although its reconsideration was believed to be radically impossible, the institutional system of the Rule of Law currently seems to be in unprecedented dispute. This system, even though it was established in order to protect people and citizens against arbitrary State action, is now accused of all evils by the same people and citizens. While hyper-individualisation of rights is the factor most often decried in order to dissociate protection of rights and democracy, it is the very dynamic of such protection, often characterised as oppressive (e.g. the “woke” and “cancel culture” movements) that is also most decried. These days, States themselves oppose political legitimacy and protection of rights. Although it is perhaps necessary to rethink balances in response to such distrust, representative democracy (that of the people) cannot be dissociated from constitutional democracy (that which protects rights). In the author’s opinion, the two systems cannot operate without one another, even if some people may claim otherwise.Cairn free access
language Français
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description Alors qu’on pensait la remise en cause radicalement impossible, le système institutionnel de l’État de droit semble aujourd’hui soumis à une contestation sans précédent. Ce système, pourtant établi pour protéger le peuple ou les citoyens contre l’arbitraire de l’État, est accusé de tous les maux par ce même peuple ou ces mêmes citoyens. Si l’hyper-individualisation des droits est le caractère le plus souvent dénoncé pour dissocier protection des droits et démocratie, c’est la dynamique même de cette protection, souvent qualifiée d’oppressante (par exemple, mouvement « woke » ou « cancel culture ») qui est aussi la plus dénoncée. Les États, eux-mêmes, opposent, aujourd’hui, légitimité politique et protection des droits. S’il est nécessaire, peut-être, de repenser les équilibres en réaction à cette défiance, on ne peut dissocier la démocratie représentative (celle du peuple) de la démocratie constitutionnelle (celle qui protège les droits). Selon l’auteur, ces deux systèmes ne peuvent fonctionner l’un sans l’autre, même si certains peuvent prétendre le contraire.
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