L'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui

C oncernant la Troisième république, la réussite quant au développement de l’enseignement primaire obligatoire n’est plus à démontrer même si, comme l’a montré Claude Carpentier, celle de la généralisation de l’obtention du Certificat d’études primaires est restée plus relative : même à la veille de...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Langouët, Gabriel
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2011
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-CDLE_HS02_0097
record_format cairn
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic baccalauréats
certificat d'études primaires
distinction
reproduction
sélection
baccalauréat
certificat d'études primaires
distinction
selection
social reproduction
spellingShingle baccalauréats
certificat d'études primaires
distinction
reproduction
sélection
baccalauréat
certificat d'études primaires
distinction
selection
social reproduction
Langouët, Gabriel
L'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui
topic_facet baccalauréats
certificat d'études primaires
distinction
reproduction
sélection
baccalauréat
certificat d'études primaires
distinction
selection
social reproduction
description C oncernant la Troisième république, la réussite quant au développement de l’enseignement primaire obligatoire n’est plus à démontrer même si, comme l’a montré Claude Carpentier, celle de la généralisation de l’obtention du Certificat d’études primaires est restée plus relative : même à la veille de la seconde guerre mondiale, rapporté aux effectifs des classes d’âge concernées, le taux d’admission a, au mieux, approché ou atteint 50 %, le CEP restant en partie une « affaire d’hommes » même si les filles se distinguaient quant aux mentions obtenues ; et les enfants jeunes et des catégories sociales plus moyennes, l’utilisant comme moyen de reproduction, et de promotion scolaire ou sociale, ont enregistré de meilleurs résultats que ceux des familles plus modestes. Moyen de sélection des meilleurs, de l’élite, il a bien été, au moins pour partie, le « baccalauréat de l’enseignement primaire ». La Cinquième république a généralisé l’enseignement secondaire, la « norme » étant devenue son achèvement (80 % d’une classe d’âge au niveau des baccalauréats). Les baccalauréats, en se diversifiant, sont aujourd’hui, au total, obtenus par près de deux tiers des jeunes Français : la première ségrégation, c’est sa non obtention. Mais, parmi ceux qui l’obtiennent, la sélection est forte, et profondément sociale : chances d’obtention d’un baccalauréat, quel qu’il soit, fortement liées à l’âge d’entrée en sixième, et diversement liées selon les « niveaux » des baccalauréats, parcours scolaires vers les types de baccalauréats variables selon le sexe et l’appartenance sociale. Un seul exemple, à titre illustratif : 67 % des enfants de cadres supérieurs ou enseignants obtiennent un baccalauréat général et 6 % un bac professionnel ; 19 % des enfants d’ouvriers un baccalauréat général et 12 % un baccalauréat professionnel. Le baccalauréat : passeport pour l’enseignement supérieur ou Certificat d’études secondaires ?
author Langouët, Gabriel
author_facet Langouët, Gabriel
author_sort Langouët, Gabriel
title L'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui
title_short L'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui
title_full L'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui
title_fullStr L'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui
title_full_unstemmed L'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui
title_sort l'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui
publishDate 2011
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2011-4-page-97?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/cdle.hs02.0097
_version_ 1877245582031978496
spelling cairn-CDLE_HS02_0097CDLECarrefours de l'éducation https://shs.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2011-4-page-97?lang=fr https://doi.org/10.3917/cdle.hs02.0097 L'élitisme républicain : du certificat d'études primaires d'hier aux baccalauréats d'aujourd'hui Langouët, Gabriel2011 baccalauréatscertificat d'études primairesdistinctionreproductionsélectionbaccalauréatcertificat d'études primairesdistinctionselectionsocial reproductionfre Carrefours de l'éducation | HS 2 | 4 | 2011-12-01 | p. 97-108 | 1262-3490 CDLE_HS0266 C oncernant la Troisième république, la réussite quant au développement de l’enseignement primaire obligatoire n’est plus à démontrer même si, comme l’a montré Claude Carpentier, celle de la généralisation de l’obtention du Certificat d’études primaires est restée plus relative : même à la veille de la seconde guerre mondiale, rapporté aux effectifs des classes d’âge concernées, le taux d’admission a, au mieux, approché ou atteint 50 %, le CEP restant en partie une « affaire d’hommes » même si les filles se distinguaient quant aux mentions obtenues ; et les enfants jeunes et des catégories sociales plus moyennes, l’utilisant comme moyen de reproduction, et de promotion scolaire ou sociale, ont enregistré de meilleurs résultats que ceux des familles plus modestes. Moyen de sélection des meilleurs, de l’élite, il a bien été, au moins pour partie, le « baccalauréat de l’enseignement primaire ». La Cinquième république a généralisé l’enseignement secondaire, la « norme » étant devenue son achèvement (80 % d’une classe d’âge au niveau des baccalauréats). Les baccalauréats, en se diversifiant, sont aujourd’hui, au total, obtenus par près de deux tiers des jeunes Français : la première ségrégation, c’est sa non obtention. Mais, parmi ceux qui l’obtiennent, la sélection est forte, et profondément sociale : chances d’obtention d’un baccalauréat, quel qu’il soit, fortement liées à l’âge d’entrée en sixième, et diversement liées selon les « niveaux » des baccalauréats, parcours scolaires vers les types de baccalauréats variables selon le sexe et l’appartenance sociale. Un seul exemple, à titre illustratif : 67 % des enfants de cadres supérieurs ou enseignants obtiennent un baccalauréat général et 6 % un bac professionnel ; 19 % des enfants d’ouvriers un baccalauréat général et 12 % un baccalauréat professionnel. Le baccalauréat : passeport pour l’enseignement supérieur ou Certificat d’études secondaires ?? « Republican elitism » : from past « certificat d’études primaires » to present diverse « baccalauréats »R egarding to the French Third Republic, the successful development of compulsory primary school is obvious, even if, as shown by Claude Carpentier, overall success remained more limited, even on the brink of Second World War as the obtention rate in an age group was about fifty percent. The certificate was mainly a male affair, even if girls passed better. Younger students from upper-working class used the exam as means of social reproduction and of school or social promotion and passed better than students from poorer working class. Tool for selection of the elite in primary schools, that exam can be seen as « baccalauréat » for primary school » Fifth Republic extended secondary schooling until completion (80% of an age group achieving the level of « baccalauréat »). Nowadays, almost two thirds of French youth pass diverse kinds of « baccalaureats ». No-obtaining is the first segregation. Moreover, among the winners, the selection is strong and deeply social : opportunities of obtaining any of these « baccalaureats » are strictly linked with the age when students start secondary school and in different ways in accordance with the diverse standards of the exams, various curricula associated with the kind of « baccalaureat » depending on gender and social background. Just a typical example : 67% among children of members of senior management or teachers pass a « baccalauréat général » and 6% a « baccalauréat professionnel » ; 19% among children from the working class a « baccalauréat général » and 12% a « baccalauréat professionnel ». The « baccalauréat » : passport to Higher education or « Certificat d’études secondaires » (Senior Certificate) ?Cairn free access