Patrick CABANEL : La République du certificat d’études. Histoire et anthropologie d’un examen (XIXe - XXe siècles). Paris : Belin, 2002, coll. « Histoire de l’éducation », 315 p.

La question de la place de la religion dans l’enseignement en Irlande du Nord reflète bien les luttes entre catholiques et protestants qui jalonnent son l’histoire. Dès 1923, la législation tente d’ins taurer une éducation intégrée accueillant les élèves appartenant aux deux confession...

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מחבר ראשי: Carpentier, Claude
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2004
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-CDLE_017_0200b
record_format cairn
language Français
format Article ou chapitre numérique
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description La question de la place de la religion dans l’enseignement en Irlande du Nord reflète bien les luttes entre catholiques et protestants qui jalonnent son l’histoire. Dès 1923, la législation tente d’ins taurer une éducation intégrée accueillant les élèves appartenant aux deux confessions qui, d’une manière encore plus prononcée en ce qui concerne les catholiques, ne peuvent admettre une mesure qui remet en question le primat de l’éducation chrétienne. Toutefois, à partir de 1930 se développe un enseignement dual comportant des écoles d’État dont font partie les écoles protestantes qui y trouvent un intérêt financier et des écoles catholiques subventionnées à 50 %. Cette inégalité de traitement disparaît en 1992 avec la prise en charge totale de ces dernières par l’État. Cependant, la préservation du caractère plus ostensiblement confessionnel des écoles catholiques entretient un climat de tension. La sécularisation de la société à partir des années soixante creuse le fossé entre les deux types d’écoles. En 1981 une évolution décisive se réalise avec l’ouverture d’une école intégrée qui inaugure un processus dont l’objectif est de réaliser l’unité de la communauté. Une part croissante de la population exprime son intérêt pour cette forme scolaire mixte, plus démocratique, moins sélective et moins marquée par l’enseignement religieux. Mais les Églises manifestent leur réticence devant le risque de laïcisation par leur éviction des conseils d’administration. Leur accord se réalise en 1992 sur un autre point : le programme commun d’enseignement religieux centré sur le christianisme.
author Carpentier, Claude
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Toutefois, à partir de 1930 se développe un enseignement dual comportant des écoles d’État dont font partie les écoles protestantes qui y trouvent un intérêt financier et des écoles catholiques subventionnées à 50 %. Cette inégalité de traitement disparaît en 1992 avec la prise en charge totale de ces dernières par l’État. Cependant, la préservation du caractère plus ostensiblement confessionnel des écoles catholiques entretient un climat de tension. La sécularisation de la société à partir des années soixante creuse le fossé entre les deux types d’écoles. En 1981 une évolution décisive se réalise avec l’ouverture d’une école intégrée qui inaugure un processus dont l’objectif est de réaliser l’unité de la communauté. Une part croissante de la population exprime son intérêt pour cette forme scolaire mixte, plus démocratique, moins sélective et moins marquée par l’enseignement religieux. Mais les Églises manifestent leur réticence devant le risque de laïcisation par leur éviction des conseils d’administration. Leur accord se réalise en 1992 sur un autre point : le programme commun d’enseignement religieux centré sur le christianisme. Religion and education in Northern Ireland The question of the place of religionin education in Northern Irelandmark its history. From 1923 onwards, well reflects the struggles between Catholics and Protestants which legislation has tried to establish an integrated education accommodating the pupils belonging to the two confessions which, in a way which is even more marked with regard to the Catholics, cannot accept a measure which calls into question the primacy of Christian education. However, since 1930 a dual education system has developed, comprising the State schools, to which the Protestant schools who find financial interest in it belong, and Catholic schools subsidized at 50%. This inequality of treatment disappeared in 1992 with the total assumption of responsibility of the latter by the State. However, the keeping of the more openly denominational character of the Catholic schools maintains an atmosphere of tension. The secularization of the community, starting in the Sixties, has widened the gap between the two types of schools. In 1981, a decisive evolution was carried out with the opening of an integrated school, which inaugurated a process whose objective is to achieve the unity of the community. An increasing proportion of the population is expressing its interest for this mixed, more democratic form of school, less selective and less marked by religious teaching. But the Churches have expressed their reticence faced with the risk of secularisation by their removal from the boards of governors. Their agreement was given in 1992 on a diferent point: the common programme of religious teaching centred on Christianity.Religion und Erziehung in Nordirland Die Frage nach der Stellung der Religion im Schulunterricht in Nordirland bietet ein treues Abbild der Kämpfe zwischen Katholiken und Protestanten, die die nordirische Geschichte durchziehen. Ab 1923 versucht der Gesetzgeber, eine integrierte, konfessionsübergreifende Erziehung einzuführen. Beiden Glaubensrichtungen, vor allem jedoch den Katholiken, fällt es schwer, sich mit einer Maßnahme abzufinden, die das Primat der christlichen Erziehung in Frage stellt. Dennoch entwickelt sich ab 1930 ein duales Schulsystem mit staatlichen Einrichtungen, zu denen aus finanziellen Erwägungen auch die protestantischen Schulen gehören, und den katholischen, zu 50% bezuschussten Schulen. Durch die vollständige staatliche Kostenübernahme dieser Schulen im Jahre 1992 verschwindet diese Ungleichbehandlung. Das ändert jedoch nichts an der Tatsache, dass der stärker betonte Konfessionscharakter der katholischen Schulen für Spannungen sorgt. Die Säkularisierung der Gesellschaft von den 60er Jahren an vertieft die Kluft zwischen diesen beiden Schultypen. 1981 kommt es mit der Einweihung einer integrierten Schule, mit der ein Prozess zur Verwirklichung einer gemeinschaftlichen Einheit einsetzt, zu einer entscheidenden Entwicklung. Ein wachsender Anteil der Bevölkerung bekundet sein Interesse für diese Form der gemischten, demokratischeren, weniger selektiven und weniger religiös gefärbten Schulform. Die Kirchen zeigen sich allerdings reserviert angesichts der Laizisierungsgefahr, die sich aus ihrer Verabschiedung aus den Verwaltungsräten ergibt. Einvernehmen erzielen sie 1992 in einem anderen Punkt: das gemeinsame, religiöse Unterrichtsprogramm mit Schwerpunkt ChristentumCairn free access