Augustin et l'usage du monde

La volonté s’exerce, selon Augustin, soit comme usage soit comme jouissance de ce qu’elle vise. Ces deux modalités sont constitutives de la moralité d’une vie : la vertu chrétienne repose sur un usus mundi qui réfère le créé à Dieu, tandis que le péché consiste à jouir du créé. Que signifie cet « u...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Koch, Isabelle
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2010
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-CAPH_122_0021
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spelling cairn-CAPH_122_0021CAPHCahiers philosophiques https://shs.cairn.info/revue-cahiers-philosophiques1-2010-2-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/caph.122.0021 Augustin et l'usage du monde Koch, Isabelle2010 fre Cahiers philosophiques | 122 | 2 | 2010-06-01 | p. 21-42 | 0241-2799 CAPH_12248 La volonté s’exerce, selon Augustin, soit comme usage soit comme jouissance de ce qu’elle vise. Ces deux modalités sont constitutives de la moralité d’une vie : la vertu chrétienne repose sur un usus mundi qui réfère le créé à Dieu, tandis que le péché consiste à jouir du créé. Que signifie cet « usage du monde » ? Faut-il le prendre dans une acception instrumentale ? Ce n’est manifestement pas ce que choisit Augustin à propos du rapport droit avec soi-même ou autrui. Cette réserve est souvent analysée comme un effet de la seule prise en considération du statut particulier des êtres rationnels. Ici, on cherchera plutôt à y lire la complexité d’une relation qui, jusque dans le rapport aux corps, ne se borne pas à instrumentaliser le monde en vue de Dieu.Cairn free access
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description La volonté s’exerce, selon Augustin, soit comme usage soit comme jouissance de ce qu’elle vise. Ces deux modalités sont constitutives de la moralité d’une vie : la vertu chrétienne repose sur un usus mundi qui réfère le créé à Dieu, tandis que le péché consiste à jouir du créé. Que signifie cet « usage du monde » ? Faut-il le prendre dans une acception instrumentale ? Ce n’est manifestement pas ce que choisit Augustin à propos du rapport droit avec soi-même ou autrui. Cette réserve est souvent analysée comme un effet de la seule prise en considération du statut particulier des êtres rationnels. Ici, on cherchera plutôt à y lire la complexité d’une relation qui, jusque dans le rapport aux corps, ne se borne pas à instrumentaliser le monde en vue de Dieu.
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