Quelle fut la part du “national” dans le bilan post-révolutionnaire de la mathématisation des lumières en Europe ?

Le témoignage des acteurs de la mathématisation est largement fourni par le Rapport à l’Empereur signé par Delambre, au titre de secrétaire de la première classe de l’Institut pour les sciences mathématiques. Il est significatif, après une interruption de plus de dix années, que ce rapport soit enc...

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Tác giả chính: Dhombres, Jean
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2000
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spelling cairn-AHRF_320_0002AHRFAnnales historiques de la Révolution française https://shs.cairn.info/revue-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2000-2-page-2?lang=fr https://doi.org/10.4000/ahrf.133 Quelle fut la part du “national” dans le bilan post-révolutionnaire de la mathématisation des lumières en Europe ? Dhombres, Jean2000 DelambreLacroixLumièresmathématiquesRapports à l'Empereurfre Annales historiques de la Révolution française | 320 | 2 | 2000-06-01 | p. 2-2 | 0003-4436 AHRF_32040 Le témoignage des acteurs de la mathématisation est largement fourni par le Rapport à l’Empereur signé par Delambre, au titre de secrétaire de la première classe de l’Institut pour les sciences mathématiques. Il est significatif, après une interruption de plus de dix années, que ce rapport soit encore un texte “universaliste” sur la science. Mais est-ce bien l’universalisme classique ? Ou distinguerait-on, au-delà de l’inévitable logomachie impériale, l’effet nationaliste des guerres révolutionnaires, avec la conquête par l’esprit français de tout ce qui pense science en Europe et dont la campagne d’Italie pourrait être le symbole. On n’évitera pas alors la question de la normativité de la “science nationale”. On peut réduire historiquement la question de l’universalisme de la science en parlant seulement de Paris comme de la capitale de la science. Le propos est ici d’interroger les divers sens, historiques, philosophiques, et épistémologiques du titre proposé pour cette session : “une science nationale ?”, sans évacuer en particulier le sens révolutionnaire de l’expression. What was the role of the «National» in the post-Revolutionary assessment of mathematisation in Enlightenment Europe ?Testimony from the protagonists of the process of mathematisation is amply supplied by the Report to the Emperor, which was signed by Delambre in his capacity as secretary for the mathematical sciences in the First Class of the Institute. It is significant that, after an interruption of over ten years, this report should still be a «universalist» text about science. But is this really classical universalism ? Or can one go beyond the inevitable imperial verbosity and make out the nationalistic effect of the revolutionary wars, and the conquest of all things scientific in Europe by the French mind for which the Italian campaign might stand as a symbol. We will not thereby avoid the question of the normativity of «national science». We can, however, limit the question of the universalism of science historically by discussing Paris alone, considered as the capital of science. The idea is to question the diverse meanings - historical, philosophical, and epistemological - of the title proposed for this session, «A National Science ?», without emptying the expression of its revolutionary meaning.Cairn free access
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