La fin d'une agriculture : bilan de la Ve République

En dix ans, l'agriculture française a plus changé qu'en dix siècles. Depuis le jour où le général de Gaulle est entré à l'Élysée, plus d'un million de travailleurs ont quitté la terre, victimes du progrès et de la modernisation. Pendant ses premières années, la Ve République s�...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Virieu, François-Henri de, 1931-1997
Format: Livre papier
Idioma:Français
Publicat: Paris : Calmann-Lévy DL 1967.
Col·lecció:Questions d'actualité
Matèries:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Variante du titre:Bilan de la Ve République
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490 1 |a Questions d'actualité 
504 |a Bibliogr. p. [285]-286 
520 |a En dix ans, l'agriculture française a plus changé qu'en dix siècles. Depuis le jour où le général de Gaulle est entré à l'Élysée, plus d'un million de travailleurs ont quitté la terre, victimes du progrès et de la modernisation. Pendant ses premières années, la Ve République s'est efforcée, malgré l'inexpérience de ses équipes dirigeantes, de faire face à ces bouleversements. Elle a cherché de son mieux à adoucir la mutation d'un secteur artisanal qui, en termes d'économie, pèse deux fois plus lourd dans la France du XXe siècle que l'industrie chimique. Prodigue des deniers de la nation, le régime peut se flatter d'avoir obtenu quelques succès. Un coup d'arrêt a été donné à la diminution des revenus agricoles, pratiquement ininterrompue depuis le début du siècle. La paysannerie est maintenant protégée - comme tous les citoyens - contre les accidents du travail, la maladie ou les catastrophes naturelles. Le régime peut aussi se targuer d'avoir favorisé l'évolution des esprits. Les agriculteurs admettent enfin, aujourd'hui, qu'il leur faut vivre avec leur siècle, comme ils admettent la supériorité du dialogue avec l'État par l'intermédiaire du Plan, sur les jacqueries. Mais, au moment où l'agriculture française passe sous pavillon européen, elle s'aperçoit que la sollicitude juridique du pouvoir n'a pas suffi à la rendre compétitive : ses vrais problèmes ne sont pas juridiques, ils sont économiques. À la veille de l'échéance, elle s'interroge sur ses chances de pouvoir rivaliser avec ses concurrentes : néerlandaise, danoise ou néo-zélandaise qui, elles, ont joué résolument la carte de l'industrialisation et de la compétition commerciale. 
650 |a Agriculture  |x Aspect économique  |z France  |y 1945-1970 
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