L'œil blessé : politiques de l'iconoclasme après la Révolution française

La 4e de couv. indique : "Après la Révolution française, le vandalisme est répudié et la guerre aux démolisseurs lancée avec emphase. Pourtant, au fil d'un XIXe siècle convulsif, des statues sont bel et bien déboulonnées, des bustes brisés, des emblèmes martelés, des drapeaux brûlés, des c...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Fureix, Emmanuel, 1971-
Formato: Livre papier
Idioma:Français
Publicado: Ceyzérieu : Champ Vallon DL 2019.
Series:Époques
Sujets:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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260 |a Ceyzérieu :  |b Champ Vallon,  |c DL 2019. 
300 |a 1 volume (353 pages-VIII pages de planches) :  |b illustrations en noir et en couleurs, couverture illustrée ;  |c 24 cm. 
490 1 |a Époques  |x 0298-4792 
504 |a Bibliographie pages 333-[349]. Notes bibliographiques 
520 |a La 4e de couv. indique : "Après la Révolution française, le vandalisme est répudié et la guerre aux démolisseurs lancée avec emphase. Pourtant, au fil d'un XIXe siècle convulsif, des statues sont bel et bien déboulonnées, des bustes brisés, des emblèmes martelés, des drapeaux brûlés, des cocardes arrachées et piétinées. L'iconoclasme est certes miniaturisé et négocié, mais il se répète avec insistance. De la Restauration à la Commune de Paris, la destruction des signes de l'adversaire devient le lot commun de la politique. Que détruisent, alors, ces iconoclastes modernes ? Avec quels gestes s'attaquent-ils aux images et aux signes visuels ? Que visent-ils à travers eux ? Quelle puissance et quelle vitalité attribuent-ils aux images ? Quels effets croient-ils produire sur le monde social et sur les rapports de pouvoir ? Toutes ces questions prennent une singulière acuité au XIXe siècle : la fragilité des pouvoirs, les profondes poussées démocratiques, la transformation du rapport au passé, la laïcisation graduelle de la société, la reproductibilité technique des images dessinent un nouvel iconoclasme. Nourri d'archives vivantes et sensibles, l'ouvrage ne se contente pas d'exhumer des gestes oubliés ou effacés de l'histoire. Il définit le paysage des signes conflictuels et les regards portés sur eux. Il construit, surtout, une grammaire de l'iconoclasme qui résonne fortement avec notre présent. Dans des conjonctures fluides où la souveraineté paraît disponible, les iconoclastes s'attaquent aux signes qui la rendent visible et s'affirment eux-mêmes comme souverains. Ils épurent aussi les images du passé lorsqu'elles infligent une blessure morale à l'oeil du regardeur. À d'autres moments, ils cherchent plus simplement à entrer par effraction dans l'espace public, sans autre espoir que de prendre la parole en s'attaquant à des signes intolérables." 
650 |a Vandalisme  |z France  |y 19e siècle 
650 |a Iconoclasme  |x Aspect politique  |z France  |y 19e siècle 
650 |a Art  |x Mutilation, dégradation, etc.  |z France  |y 19e siècle 
997 |0 704677  |1 Livre papier  |a Ressource papier  |c 0/Orléans/  |c 1/Orléans/BU Lettres, Langues et Sciences humaines/  |z Orléans, BU Lettres, Langues et Sciences humaines, 944.06 FUR