Robinson Crusoé

Si l'on s'en était tenu à la volonté de Defoe, son nom n'aurait jamais été associé à celui de Robinson Crusoé. Les historiens de l'Angleterre seraient sans doute les seuls à le connaître aujourd'hui, en tant qu'espion, ou en tant qu'homme de plume à l'activité...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Defoe, Daniel, 1661?-1731
Altres autors: Borel, Petrus, 1809-1859 (Traductor), Millet, Baudouin, 1973- (Editor), Dumoulin, François-Aimé-Louis, 1753-1834 (Graveur sur métal), Steinmetz, Jean-Luc, 1940- (Auteur de la postface, de l'achevé d'imprimer, etc.)
Format: Livre papier
Idioma:Français
Publicat: [Paris] : Gallimard 2018.
Col·lecció:Bibliothèque de la Pléiade
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Contient:• Pétrus Borel, un loyal intermédiaire, Jean-Luc Steinmetz
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001 693768
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009 PPN231970862
020 |a 9782072797927 (rel. sous étui) :  |c 52 EUR 
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100 1 |a Defoe, Daniel,  |d 1661?-1731. 
245 1 0 |a Robinson Crusoé   |c Defoe ; édition établie par Baudouin Millet ; [traduction de Pétrus Borel] ; [gravures de F.A.L. Dumoulin] ; [postface par Jean-Luc Steinmetz]. 
260 |a [Paris] :  |b Gallimard,  |c 2018. 
300 |a 1 vol. (LXXI- 958 p.) :  |b ill., cartes, fac-sim. ;  |c 18 cm +   |e 1 carte dépliante. 
490 1 |a Bibliothèque de la Pléiade 
504 |a Bibliogr. p. [931]-936. Notes bibliogr. Chronologie 
505 | |a "Images de "Robinson Crusoé" 1719-1920", "Pétrus Borel, un loyal intermédiaire", texte de Jean-Luc Steinmetz. 
520 |a Si l'on s'en était tenu à la volonté de Defoe, son nom n'aurait jamais été associé à celui de Robinson Crusoé. Les historiens de l'Angleterre seraient sans doute les seuls à le connaître aujourd'hui, en tant qu'espion, ou en tant qu'homme de plume à l'activité presque exclusivement politique. En effet, lorsque paraît à Londres, en 1719, la première partie de Robinson Crusoé, le récit des aventures de ce marin qui a passé vingt-huit ans sur une île déserte (ou presque) est censé avoir été "écrit par lui-même". Le succès immédiat et considérable du livre ne change rien à l'affaire : Defoe n'en revendique pas la paternité. Le nom véritable de l'auteur, connu de quelques rares contemporains, demeurera tu plusieurs décennies encore après sa mort. Et c'est une chose singulière que "l'un des premiers maîtres du roman", selon Virginia Woolf, ait soigneusement évité de passer pour romancier. De Robinson Crusoé on ne connaît le plus souvent que la première partie, celle de l'épisode insulaire. La survie du héros y est décrite avec un réalisme d'une puissance inédite jusqu'alors - et inaltérable. C'est qu'il importe pour Defoe que son récit soit de la plus grande véracité possible. La présente édition reproduit également la seconde partie du roman, écrite dans la foulée. Les aventures picaresques s'y multiplient, conduisant le héros jusqu'en Chine et en Russie. A mesure que l'histoire avance, la voix du narrateur semble se dissocier peu à peu de celle de Robinson, qui, progressivement, tend à se rapprocher de la figure de Don Quichotte. La portée édifiante du récit, revendiquée par l'auteur, s'estompe au profit de la pure joie romanesque. "Tant que notre goßt ne sera pas gâté sa lecture nous plaira toujours", écrivait Rousseau à propos de Robinson. Virginia Woolf estimait pour sa part que ce roman "ressemble à l'une de ces productions anonymes de toute une race plutôt qu'à l'effort d'un seul homme ; la célébration de son bicentenaire <U+0086ţ1919â<U+0080>° nous renvoie aux commémorations dont nous pourrions honorer le site multiséculaire de Stonehenge lui-même. Cela vient de ce qu'on nous a tous lu Robinson Crusoé pendant notre enfance, et l'état d'esprit dans lequel nous avons été à l'égard de Defoe et de son histoire est semblable à celui des Grecs à l'égard d'Homère". Le texte de Defoe est accompagné ici ? pour la première fois ? par les cent cinquante gravures que l'artiste suisse F.A.L. Dumoulin (1753-1834) avait réalisées à partir du roman. Un dossier iconographique retrace par ailleurs deux cents ans d'illustrations, depuis le frontispice de l'édition originale (1719) jusqu'aux chefs-d'oeuvre de N.C. Wyeth (1920). L'appareil critique proposé par Baudouin Millet a été spécialement établi pour la présente édition : il s'agit de la première édition critique en français des deux parties de Robinson Crusoé. Quant à la traduction, c'est celle, classique, que donna en 1836 Pétrus Borel. Borel (sans lequel il y aurait "une lacune dans le Romantisme", disait Baudelaire) et son travail de traducteur sont d'ailleurs présentés par Jean-Luc Steinmetz à la fin du volume. 
700 1 |a Borel, Petrus,  |d 1809-1859.  |4 trl 
700 1 |a Millet, Baudouin,  |d 1973-  |4 edt 
700 1 |a Dumoulin, François-Aimé-Louis,  |d 1753-1834.  |4 mte 
700 1 |a Steinmetz, Jean-Luc,  |d 1940-  |4 aft 
774 0 |t Pétrus Borel, un loyal intermédiaire  |f Jean-Luc Steinmetz 
997 |0 693768  |1 Livre papier  |a Ressource papier  |c 0/Orléans/  |c 1/Orléans/BU Lettres, Langues et Sciences humaines/  |z Orléans, BU Lettres, Langues et Sciences humaines, R17-Defoe-HN