Œuvres

Germaine de Staël a pour père Jacques Necker, ministre de Louis XVI, et pour mère Suzanne Curchod, qui tient un salon dont Diderot et Buffon sont les habitués. Elle accède dès son plus jeune âge au monde des Lettres, à celui des idées, au "monde" tout court. "Condamnée à la célébrité...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Staël-Holstein, Germaine de, 1766-1817
Beste egile batzuk: Seth, Catriona, 1964- (Argitaratzailea), Cossy, Valérie, 19..- (Kolaboratzailea)
Formatua: Livre papier
Hizkuntza:Français
Argitaratua: [Paris] : Gallimard DL 2017.
Saila:Bibliothèque de la Pléiade 621
Gaiak:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Contient:• De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales
• Delphine
• Corinne ou l'Italie
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020 |a 9782070143900 (rel.) :  |c 72,50 EUR 
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082 |a 848 
100 1 |a Staël-Holstein, Germaine de,  |d 1766-1817. 
245 1 0 |a Œuvres   |c Madame de Staël ; édition établie par Catriona Seth ; avec la collaboration de Valérie Cossy. 
260 |a [Paris] :  |b Gallimard,  |c DL 2017. 
300 |a 1 volume (LVII-1661 pages) ;  |c 18 cm. 
490 1 |a Bibliothèque de la Pléiade  |v 621 
504 |a Bibliographie pages [1649]-1656 
505 0 |a De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales -- Delphine -- Appendice : Apports de l'édition de 1820. Corinne ou l'Italie 
520 |a Germaine de Staël a pour père Jacques Necker, ministre de Louis XVI, et pour mère Suzanne Curchod, qui tient un salon dont Diderot et Buffon sont les habitués. Elle accède dès son plus jeune âge au monde des Lettres, à celui des idées, au "monde" tout court. "Condamnée à la célébrité sans pouvoir être connue", elle entend être jugée sur ses écrits. Son premier ouvrage significatif est consacré à Rousseau. Elle est d'une certaine manière la fille des Lumières et de la Révolution. Elle deviendra, de son vivant, la femme la plus célèbre d'Europe. La destinée des femmes - en particulier la question de leur liberté - est au coeur de son oeuvre. Au tournant du siècle (1800), on lit dans De la littérature que l'ordre social est "tout entier armé contre une femme qui veut s'élever à la hauteur de la réputation des hommes". Cela se vérifiera. Le livre, ambitieux, se propose de "caractériser l'esprit général de chaque littérature dans ses rapports avec la religion, les moeurs et le gouvernement". La seconde partie est consacrée à "l'état actuel des Lumières en France". Le Premier Consul préfère entendre parler du siècle de Louis XIV. Il n'aura de cesse d'éloigner Staël et de l'empêcher de (lui) nuire. Elle met en pratique ses idées sur le roman avec Delphine (1802), que l'on citera, avec La Nouvelle Héloïse et Werther, parmi les modèles du roman moderne. La forme épistolaire rassure le public, mais le texte est un véritable terrain d'exploration psychologique. L'héroïne appartient à la même génération que l'auteur, partage ses espérances, doit comme elle faire son deuil de la société idéale à laquelle elle aspirait. L'amour est peut-être le "seul sentiment qui puisse dédommager les femmes des peines que la nature et la société leur impose" , mais que valent les sentiments face à l'opinion publique ? Comme Staël, comme bientôt Corinne, Delphine détonne dans une société qui préfère l'hypocrisie à l'enthousiasme. Le livre connaît un immense succès. La manière dont il aborde les questions politiques et sociales - émigration, religion, divorce - n'a rien pour plaire en haut lieu. Trop anticatholique, trop anglophile, trop révolutionnaire : Germaine de Staël devra désormais se tenir à plus de quarante lieues de Paris. Elle va se consoler en Allemagne, découvre l'appel de l'Italie, publie en 1807 son second roman, Corinne ou l'Italie. Corinne, une poétesse anglo-italienne, ne se conforme pas au modèle féminin en vigueur dans la société. Eperdument amoureuse d'Oswald, un Ecossais mélancolique assujetti aux lois patriarcales, elle lui sacrifie ses talents littéraires. D'aucuns verront dans cette tragédie d'une artiste géniale et insoumise, mais victime de l'amour, une autobiographie déguisée de la romancière, dont Benjamin Constant, qui savait de quoi il parlait, disait qu'elle avait un "esprit d'homme, avec le désir d'être aimée comme une femme". 
650 |a Roman français 
700 1 |a Seth, Catriona,  |d 1964-  |4 edt 
700 1 |a Cossy, Valérie,  |d 19..-  |4 clb 
774 0 |t De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales 
774 0 |t Delphine 
774 0 |t Corinne ou l'Italie 
997 |0 616225  |1 Livre papier  |a Ressource papier  |c 0/Orléans/  |c 1/Orléans/BU Lettres, Langues et Sciences humaines/  |z Orléans, BU Lettres, Langues et Sciences humaines, R17-616