Kafka : subjectivité, histoire et structures

Dans la solitude de sa chambre de travail, acharné à donner forme à son univers, l'auteur s'abstrait du monde. Tout semble lui être indifférent, hormis l'oeuvre à faire. Mais c'est là une apparence trompeuse. A l'écoute de sa propre voix, de son imagination unique, il est en...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Ferenczi, Rosemarie, 1924-2010
التنسيق: Livre papier
اللغة:Français
منشور في: Paris : l'Harmattan DL 2014.
سلاسل:La philosophie en commun
الموضوعات:
ملاحظة: Ouvrage publié pour la première fois en 1975 chez Éditions Klincksieck dans la collection "Critères"
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Edition sous un autre format:• Kafka, subjectivité, histoire et structures, Rose-Marie Ferenczi, 2014, Paris, l'Harmattan, La philosophie en commun, 978-2-336-35015-8
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500 |a Ouvrage publié pour la première fois en 1975 chez Éditions Klincksieck dans la collection "Critères" 
504 |a Bibliogr. p. 211-214. Notes bibliogr. 
520 |a Dans la solitude de sa chambre de travail, acharné à donner forme à son univers, l'auteur s'abstrait du monde. Tout semble lui être indifférent, hormis l'oeuvre à faire. Mais c'est là une apparence trompeuse. A l'écoute de sa propre voix, de son imagination unique, il est encore à l'écoute du monde extérieur, dont sa subjectivité porte la marque singulière, et qui existe en lui sous une forme intériorisée. En suivant le chemin solitaire et silencieux au fond de lui-même, afin d'exprimer et de donner forme à ce qu'il perçoit, ressent et pense, il descend en fait dans les galeries souterraines du réel dont le commun des mortels n'aperçoit hâtivement que le déroulement superficiel. Il descend dans les abîmes et s'aventure les yeux ouverts dans l'obscurité des profondeurs inexplorées, où il découvre des sens du réel vécu par tous, mais dont l'apparence immédiate porte des masques trompeurs. Dans les profondeurs nocturnes où Kafka a vécu plus que tout autre, prend naissance le rêve, tel que la psychanalyse l'a explicité. Le rêve avec sa logique rapide et infaillible, ses images et ses paroles où le hasard est aboli, une totalité vécue, vue, sentie, dans le laps de temps le plus bref. Cependant, les contenus des rêves de Kafka débordent de toutes parts les schémas psychanalytiques. Réduire les images signifiantes des textes de Kafka à l'explication de conflits d'ordre strictement individuel et intime (Kafka et le Père, ou Felice, ou Milena, etc.), s'avère très vite comme un tour de force impossible. En vérité, ces images, ou la plupart d'entre elles, renvoient à des situations historiques, au monde extérieur, intensément observé et ressenti par Kafka, et dont il donne une vision surréelle, c'est-à-dire traversée des sens qu'il en a perçus avec une acuité impitoyable dans les profondeurs nocturnes où il faisait jaillir comme un éclair, la lumière crue de ses oeuvres. 
600 |a Kafka, Franz,  |d 1883-1924  |x Critique et interprétation 
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