L'affaire Jean Zay : la République assassinée

Jean Zay ? Ce nom, pourtant familier, n'évoque rien de précis chez la plupart des gens, si ce n'est un collège ou un lycée, plus rarement une rue dans une commune de gauche. C'est pourtant le nom de celui qui créa le Festival de Cannes, le Musée de l'Homme, le Musée d'Art Mo...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Boulanger, Gérard, 1948-2018
Natura: Livre papier
Lingua:Français
Pubblicazione: Paris : Calmann-Lévy DL 2013.
Soggetti:
Nota: Réimpression : 2014
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
Variante du titre:La République assassinée
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300 |a 1 vol. (526 p.-[16] p. de pl.) :  |b ill., fac-sim., couv. ill. en coul. ;  |c 24 cm. 
500 |a Réimpression : 2014 
504 |a Notes bibliogr. en fin d'ouvrage. Index 
520 |a Jean Zay ? Ce nom, pourtant familier, n'évoque rien de précis chez la plupart des gens, si ce n'est un collège ou un lycée, plus rarement une rue dans une commune de gauche. C'est pourtant le nom de celui qui créa le Festival de Cannes, le Musée de l'Homme, le Musée d'Art Moderne, le Musée de la Marine, le Musée de la Découverte. Qui organisa l'Exposition Universelle de 1937, soutint la création de la Cinémathèque Française, rénova la Bibliothèque Nationale et fit restaurer la cathédrale de Reims et le Palais de Versailles. Qui créa le CRNS, mit en place l'obligation scolaire à 14 ans, instaura l'éducation physique et la médecine préventive à l'école, et inventa l'ENA (n'en déplaise à Michel Debré) !... Jean Zay, qui fut le ministre de l'Éducation Nationale et des Beaux Arts du Front Populaire et dont Léon Blum disait que « tout en lui respirait la noblesse de la pensée, le désintéressement, la loyauté, le courage, l'amour du bien public » est pourtant aujourd'hui une figure oubliée. Il n'est pas tombé dans l'oubli, il y a été poussé par une extrême-droite qui haïssait en lui l'homme de gauche, le ministre réformateur, le républicain anti-pétainiste et, bien sßr, le Juif. Accusé de désertion en 1940 sous prétexte que, comme Mendès France et Georges Mandel, il avait gagné le Maroc à bord du Massilia pour continuer le combat outre-mer, arrêté, jugé dans un simulacre de procès, diffamé, spolié et emprisonné, Jean Zay fut assassiné par la milice le 20 juin 1944, quinze jours après le débarquement allié en Normandie. Il avait 40 ans. Ce destin est rendu plus tragique encore par le fait que Jean Zay « n'appartient pas à une mémoire politique dominante » et n'a donc pas été érigé à la Libération en martyr d'une cause quelconque, car il ne portait ni l'estampille gaulliste, ni la communiste ou même la socialiste, ni celle de « déporté », ni celle de « résistant », ni celle, même, de « Juif », ce qui est surprenant de prime abord. L'essai de Gérard Boulanger explore les causes profondes de cet oubli et de cette injustice, et ressuscite la mémoire du ministre étincelant à qui la France moderne doit tant, mais aussi de l'homme sensible, digne, aimant et courageux que fut Jean Zay.  
600 |a Zay, Jean,  |d 1904-1944 
650 |a Hommes politiques  |z France 
650 |a Antisémitisme  |z France  |y 1900-1945 
650 |a Politique et gouvernement  |z France  |y 1914-1940 
650 |a Politique et gouvernement  |z France  |y 1940-1945 
650 |a Biographie 
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