Le regard et l'écrit

"Je n'ai pas de passé qui me soit accessible, de passé que je puisse pénétrer et contempler ; et je souffre de ce manque". Ainsi parle, comme à son habitude, Sir Vidiadhar Surajprasad Naipaul, Booker Prize en 1971, Prix Nobel de littérature trente ans après, génial, misanthrope et par...

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書誌詳細
第一著者: Naipaul, Vidiadhar Surajprasad, 1932-
その他の著者: Rosso, François, 1962- (翻訳家), Turle, Bernard, 1955- (翻訳家)
フォーマット: Livre papier
言語:Français
出版事項: Paris : B. Grasset impr. 2013, cop. 2013.
注記: Trad. de : "A writer's people : ways of looking and feeling"
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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100 1 |a Naipaul, Vidiadhar Surajprasad,  |d 1932- 
245 1 0 |a Le regard et l'écrit   |c V. S. Naipaul ; traduit de l'anglais par Bernard Turle et François Rosso. 
260 |a Paris :  |b B. Grasset,  |c impr. 2013, cop. 2013. 
300 |a 1 vol. (267 p.) :  |b jaquette ill. ;  |c 19 cm. 
500 |a Trad. de : "A writer's people : ways of looking and feeling" 
520 |a "Je n'ai pas de passé qui me soit accessible, de passé que je puisse pénétrer et contempler ; et je souffre de ce manque". Ainsi parle, comme à son habitude, Sir Vidiadhar Surajprasad Naipaul, Booker Prize en 1971, Prix Nobel de littérature trente ans après, génial, misanthrope et parfois mondain, contempteur des facilités du post-colonialisme, mué en Cassandre réactionnaire dans son cottage du Wiltshire. "Le monde est ce qu'il est ; ceux qui ne sont rien ou ne cherchent pas à devenir quelqu'un n'y ont pas leur place" écrivait-il dans "A la courbe du fleuve". Dans cet essai inédit en français, qui est en fait un collage de plusieurs essais, de l'Angleterre à l'Inde, de la naissance à la vie adulte, de l'innocence à la désillusion, de la pauvreté à la fortune, Sir Vidia promène son regard terriblement lucide, et fait une fois encore le professeur d'écriture et de vie. Son école ? C'est la rue devant la maison de sa grand-mère, le trottoir, les pauvres, les indiens déracinés, minorité à l'intérieur de la minorité, déchus parmi les déchus : "Ce sont eux qui m'offrirent mon premier livre". Il écrit sur le vif, à vif. Sur Derek Walcott, l'autre poète des Caraïbes, sur l'Angleterre aristocratique d'Anthony Powell ("l'échec est retentissant" dit-il, ingrat car le grand écrivain avait salué son premier roman !), sur Flaubert, l'énervant et superbe Sir Vidia écrit ici des phrases définitives. Tantôt d'une modestie ombreuse, tantôt d'un orgueil blessé, hors de son "Inde paysanne transplantée", il cogne et s'agace. La fin de ce livre polémique met en cause l'Inde de Ghandi, "ce petit homme émacié", et après : "l'Inde est dure et matérialiste". A dix-sept ans, dans sa correspondance avec ce père si présent et absent, il ne disait pas grand-chose d'autre. Sir Vidia visait déjà juste, ce que le présent essai confirme, dans un style altier et élégant. 
700 1 |a Rosso, François,  |d 1962-  |4 trl 
700 1 |a Turle, Bernard,  |d 1955-  |4 trl 
765 0 |t A writer's people  |o ways of looking and feeling  |d cop. 2007 
997 |0 439675  |1 Livre papier  |a Ressource papier  |c 0/Orléans/  |c 1/Orléans/BU Lettres, Langues et Sciences humaines/  |z Orléans, BU Lettres, Langues et Sciences humaines, 820 Naipaul 1 REG