Être crâne : lieu, contact, pensée, sculpture

Cet ouvrage est le troisième d une série d essais sur la question du lieu dans l art contemporain. Une hypothèse guide cette série : l artiste est inventeur de lieux, c est-à-dire façonne, donne chair à des espaces improbables, impossibles ou impensables. Des apories, des fables topiques. Le genre d...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Didi-Huberman, Georges, 1953-
Formato: Livre papier
Idioma:Français
Publicado: Paris : Les Éditions de Minuit C 2000.
Sujets:
Nota: Texte publié en 1997 dans le catalogue de l'exposition "Giuseppe Penone"
Autres tirages : 2001, 2004, 2010, 2012, 2021, 2022
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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300 |a 1 vol. (91 p.) :  |b ill. ;  |c 19 cm. 
500 |a Texte publié en 1997 dans le catalogue de l'exposition "Giuseppe Penone" 
500 |a Autres tirages : 2001, 2004, 2010, 2012, 2021, 2022 
520 |a Cet ouvrage est le troisième d une série d essais sur la question du lieu dans l art contemporain. Une hypothèse guide cette série : l artiste est inventeur de lieux, c est-à-dire façonne, donne chair à des espaces improbables, impossibles ou impensables. Des apories, des fables topiques. Le genre de lieux qu invente Giuseppe Penone passe d abord par un travail avec le contact : une dynamique de l empreinte, par laquelle l espace se trouve à la fois reporté et renversé, c est-à-dire tacitement connu et mis sens dessus dessous. Dans un tel processus, c est le matériau lui-même qui porte mémoire. Mais qu est-ce qu une sculpture qui aurait pour charge de toucher la pensée ? Penone est parti de la cécité tactile qui nous empêche de percevoir le contact de notre cerveau avec la face interne de notre crâne. L œuvre consiste à faire traces frottages, reports, développements de cette insensible zone de contact. Le résultat est une sorte de fossile du cerveau : lieu de pensée, c est-à-dire lieu pour se perdre et pour réfuter l espace. Une sculpture de ce qui nous habite et nous incorpore en même temps. 
600 |a Penone, Giuseppe,  |d 1947-....  |x Critique et interprétation 
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