La grande peur de 1610 : les Français et l'assassinat d'Henri IV

Le 14 mai 1610, à quelques centaines de mètres du Louvre, rue de la Ferronnerie, Henri IV est poignardé dans son carrosse, victime des coups de couteau portés par François Ravaillac. L'assassinat plonge aussitôt les habitants dans une grande peur, perceptible dans les décisions politiques et mi...

Descrición completa

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Cassan, Michel, 1948-...., professeur d'histoire
Formato: Livre papier
Idioma:Français
Publicado: Seyssel (Ain) : Champ Vallon DL 2010.
Series:Époques
Sujets:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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300 |a 1 volume (279 pages) :  |b illustrations, cartes, couverture illustrée en couleurs ;  |c 24 cm. 
490 1 |a Époques  |x 0298-4792 
504 |a Bibliographie p. 273-[277]. Notes bibliographiques en bas de pages 
520 |a Le 14 mai 1610, à quelques centaines de mètres du Louvre, rue de la Ferronnerie, Henri IV est poignardé dans son carrosse, victime des coups de couteau portés par François Ravaillac. L'assassinat plonge aussitôt les habitants dans une grande peur, perceptible dans les décisions politiques et militaires des municipalités qui placent leurs villes en état de siège, palpable dans le huis clos des livres de raison où les auteurs laissent sourdre leur inquiétude extrême du temps présent. La Grande Peur dure quatre à cinq semaines. Elle suscite une poussière de troubles en province, avant de refluer et de s'évanouir, contenue grâce aux décisions du pouvoir royal, des magistrats urbains et royaux et des citoyens, qui tous manifestent leur attachement à la tolérance civile et aux édits de pacification. Car le pays a fait le choix de la paix civile. Un choix de raison qui suggère l'adhésion des Français au processus d'une pacification encore fragile, une dizaine d'années à peine après la fin officielle des troubles civils et religieux qui ensanglantèrent la seconde moitié du XVIe siècle. Aucune étude n'avait encore envisagé le retentissement de l'événement à l'échelle du royaume et auprès des Français. Fondé sur une documentation archivistique considérable et en partie inédite, ce livre propose pour la première fois une vision panoptique de la circulation de la nouvelle dans le pays ; il analyse les modalités de sa transformation en une information politique et l'impact de sa connaissance auprès de la population ; il dévoile le rôle fondamental des médiateurs locaux du politique, qui usent de leur position stratégique entre le pouvoir royal, curial, central, parisien, et les communautés citadines du royaume, pour retenir l'information, la manipuler, voire la travestir au moment de sa publication. De nombreuses cartes de la circulation de la nouvelle dans le royaume, des pièces d'archives éclairent le retentissement d'un assassinat devenu à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle un thème de la peinture romantique, et qui ne cesse encore, aujourd'hui, de susciter interrogations, controverses et débats. 
600 |a Henri,  |d IV  |d 1553-1610  |c roi de France  |x Assassinat 
650 |a Crises politiques  |z France  |y XVIe siècle 
650 |a Peur collective  |z France  |y XVIe siècle 
651 |a France  |y 1589-1610 (Henri IV) 
997 |0 363308  |1 Livre papier  |a Ressource papier  |c 0/Orléans/  |c 1/Orléans/BU Lettres, Langues et Sciences humaines/  |z Orléans, BU Lettres, Langues et Sciences humaines, Z29790