Écriture de l'histoire et regard rétrospectif : Clio et Épiméthée

Michelet a fait de Prométhée le symbole de l'historien : il est celui qui voit tout et qui libère l'humanité. Le regard prospectif s'alimente, en effet, d'une conscience du passé qui donne sens à l'action présente et future. Cette étude renverse toutefois cette image en renv...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: McIntosh-Varjabédian, Fiona, 1968-...., spécialiste de Scott et de l'écriture de l'histoire
פורמט: Livre papier
שפה:Français
יצא לאור: Paris : Honoré Champion 2010.
סדרה:Bibliothèque de littérature générale et comparée 84
נושאים:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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245 1 0 |a Écriture de l'histoire et regard rétrospectif :  |b Clio et Épiméthée   |c Fiona McIntosh-Varjabédian. 
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300 |a 1 volume (263 pages) ;  |c 23 cm. 
490 1 |a Bibliothèque de littérature générale et comparée  |x 1262-2850  |v 84 
504 |a Bibliographie pages [241]-255. Notes bibliographiques. Index 
520 |a Michelet a fait de Prométhée le symbole de l'historien : il est celui qui voit tout et qui libère l'humanité. Le regard prospectif s'alimente, en effet, d'une conscience du passé qui donne sens à l'action présente et future. Cette étude renverse toutefois cette image en renvoyant à son frère, Épiméthée, celui qui comprend trop tard la signification des choses et des événements, pour désigner le regard rétrospectif que porte l'Histoire sur le passé. En effet, il existe aussi un certain pessimisme historique : les effets de la postérité sont imprévisibles et l'écriture ne peut venir juger les faits qu'après coup, alors que l'action n'appartient plus au présent, si ce n'est sous forme de bribes, de témoignages incertains, de résidus. Cette tension fondamentale est au coeur des oeuvres étudiées dans cet ouvrage, de l'Essai sur les moeurs à l'Histoire de la Révolution française, et conditionne le statut même du texte : contrairement à certaines affirmations tonitruantes, aux rêves de transparence ou de résurrection qu'on trouve çà et là, l'Histoire ne peut copier ce qui a disparu ; elle est une reconstitution probable et, en cela, elle relève d'une forme de fiction qu'il convient de définir. Le lecteur lui-même ne peut juger que de façon imparfaite le résultat de la représentation parce qu'il est vain de vouloir comparer une reproduction à l'original évanoui. Pour autant, l'absence n'autorise pas toutes les fantaisies de l'imagination, l'historien du XVIIIe et du XIXe siècle suit des cadres rhétoriques et topiques que la présente étude cherche à répertorier en replaçant l'écriture historique dans les Belles-Lettres. 
650 |a Littérature et histoire 
650 |a Historiographie 
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