Ni chose, ni personne

Le corps humain est entré, à pas de loup, dans l'ère du soupçon. Jusqu'alors nous cohabitions paisiblement, nous étions indivisible : il était moi et j'étais lui . Mais ce vieux compagnon de tous les jours est devenu un autre, un quasi-étranger. Il n'est plus cette enveloppe char...

Descripción completa

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Edelman, Bernard, 1938-2020
Formato: Livre papier
Lenguaje:Français
Publicado: Paris : Hermann C 2009.
Colección:Hermann philosophie
Materias:
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
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100 1 |a Edelman, Bernard,  |d 1938-2020. 
245 1 0 |a Ni chose, ni personne   |c Bernard Edelman. 
260 |a Paris :  |b Hermann. 
260 |c C 2009. 
300 |a 1 volume (143 pages) :  |b couverture illustrée en couleurs ;  |c 21 cm. 
490 0 |a Hermann philosophie 
504 |a Bibliographie pages. [141]-143. Notes bibliographie 
505 0 |a P. 5 -- Introduction -- P. 11 -- Première partie, La fabrication juridique du vivant -- P. 31 -- Deuxième partie, À qui appartient le corps humain ? -- P. 69 -- Troisième partie, Le corps et le néant -- P. 113 -- Conclusion -- P. 117 -- Documents 
520 |a Le corps humain est entré, à pas de loup, dans l'ère du soupçon. Jusqu'alors nous cohabitions paisiblement, nous étions indivisible : il était moi et j'étais lui . Mais ce vieux compagnon de tous les jours est devenu un autre, un quasi-étranger. Il n'est plus cette enveloppe charnelle que nous traitions familièrement sans même y penser, mais un gisement de valeur, composé d'organes et de cellules qu'on peut vendre, louer, breveter, une machine plus ou moins performante qu'on peut améliorer, une monnaie vivante pour tout dire. Et on se pose des questions incongrues qu'on n'imaginait pas il y a seulement quinze ou vingt ans. Si notre corps n'est plus nous-même, quel est alors son statut ? Une chose, un objet dont nous serions, au choix, l'inventeur, l'usager, le propriétaire ? Et, en retour, où logerait la personne ? Serait-elle devenue une catégorie impalpable, un concept vagabond, sans attaches, sans domicile fixe ? Entre chose et personne, notre identité vacille : nous sommes et ne sommes pas à la fois l'une et l'autre, et seule la mort nous réconcilierait peut-être avec nous-même ; seule, elle réunirait ce qui fut séparé. Car le cadavre, aujourd'hui, est sanctifié, glorifié, comme si le mépris porté au corps vivant se transmutait en vénération du corps du défunt. Étrange histoire philosophico-juridique qui ouvre sur un avenir encore indéchiffrable entre le monstrueux, le nihilisme ou - qui sait ? - une surhumanité. 
650 |a Corps humain (philosophie) 
650 |a Corps humain  |x Droit 
650 |a Identité (psychologie) 
997 |0 316305  |1 Livre papier  |a Ressource papier  |c 0/Bourges/  |c 1/Bourges/BU/  |z Bourges, BU, 170 EDE