De la bêtise artificielle : pour une politique des technologies numériques

"Il est fort probable qu'une telle langue artificielle finisse par se naturaliser : à force de donner des ordres aux systèmes algorithmiques, nous ne penserons plus que sous forme de prompts, quand bien même il n'y aurait plus de machine pour les exécuter. Aurons-nous tendance à '...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Alombert, Anne, 19..-
Formaat: Livre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Paris : Editions Allia 2025.
Paris : Cyberlibris
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Cyberlibris (ScholarVox) Corpus Philosophie
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Edition sous un autre format:• De la bêtise artificielle, pour une politique des technologies numériques, Anne Alombert, 2025, Paris, Editions Allia, 1 volume (139 pages), 979-10-304-1927-6
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504 |a Notes bibliographiques 
505 0 |a Le mythe de l'imitation, entre technosciences et science-fiction -- De l'"intelligence artificielle" à l'automatisation de l'esprit -- La face cachée de l'IA : machines spirituelles ou capitalisme computationnel ? -- Retour vers le futur : la mémoire artificielle de l'écriture -- Le pharmakon : de Theuth à Hermès, en passant par Promethée -- L'adoption de l'écriture alphabétique : paideia et polis -- L'écriture algorithmique : obsolescence du langage et prolétarisation de l'expression -- Les pratiques intellectuelles et artistiques à l'ère de la génération automatique -- La misère symbolique du prompt engineering : boites noires et dénis algorithmiques -- Des signes sans signification : vers une désymbolisation? -- De ELIZA à Replika : agent conversationnels ou impasses narcissiques ? -- Les objets anti-transitionnels : doudous numériques et fantasmes régressifs -- Les réseaux anti-sociaux : recommandations automatiques et uniformisation culturelle -- L''emmerdification" des modèles : perroquets stochastiques et machines à clichés -- Les sophistes numériques : de la propagande à la défiance -- Vers les technologies herméneutiques : réconcilier Hermès et Prométhée -- De l'alphabet à l'IA : paideia et polis, Wikipédia et Pol.is -- Vers des démocraties numériques : recommandations collaboratives et pluralisme algorithmique -- Il y a des alternatives numériques -- L'intelligence artificielle au service de l'intelligence collective -- Du remplacement à la déprolétarisation -- Pour une politique des technologies numériques : contribution et technodiversité -- P.12 -- P.18 -- P.24 -- P.30 -- P.37 -- P.42 -- P.50 -- P.57 -- P.63 -- P.69 -- P.74 -- P.82 -- P.85 -- P.90 -- P.95 -- P.101 -- P.106 -- P.113 -- P.119 -- P.124 -- P.128 -- P.133 
506 |a L'accès en ligne est réservé aux établissements ou bibliothèques ayant souscrit l'abonnement. Cyberlibris 
520 |a "Il est fort probable qu'une telle langue artificielle finisse par se naturaliser : à force de donner des ordres aux systèmes algorithmiques, nous ne penserons plus que sous forme de prompts, quand bien même il n'y aurait plus de machine pour les exécuter. Aurons-nous tendance à 'prompter' en nous adressant à autrui ou à nous-mêmes, dans nos pensées ?" L'intelligence artificielle n'existe pas, c'est la bêtise artificielle qui caractérise notre époque. La simulation de nos capacités expressives - écrire, parler, créer - conduit à leur prolétarisation. En nous laissant imaginer des machines pensantes, le terme d'IA nous empêche de penser. Dans le contexte du déploiement massif des IA génératives, il dissimule l'idéologie des entreprises qui se sont appropriées ces technologies, leurs infrastructures matérielles, leurs modèles économiques et leurs conséquences politiques. Pour autant, il demeure impossible d'opposer binairement machines et humains, comme s'il s'agissait de deux entités autonomes et séparées. Au contraire, nous devons interroger leur co-évolution pour comprendre les effets des automates algorithmiques sur nos esprits, nos cultures et nos sociétés. Dans ce nouvel ouvrage, Anne Alombert revient sur l'apparition de l'écriture alphabétique pour comprendre les enjeux des nouvelles machines d'écriture numériques : élimination des singularités, délégation de l'expression, défiance généralisée. Elle montre aussi que cette situation n'a rien d'une fatalité. Nous pouvons mettre ces technologies au service de l'intelligence collective et de la démocratisation de l'espace médiatique, à condition d'en faire des instruments de contribution, et non d'imitation ou d'automatisation. Ainsi nous pourrons ouvrir la voie à une véritable révolution numérique 
650 |a Intelligence artificielle 
650 |a Innovation  |x Philosophie 
650 |a Société numérique  |x Philosophie 
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