La source et le signe : anthropologie, littérature et parole indigène

Comment entendre la parole de l autre ? Comment la faire entendre ? L anthropologie, en France, ne s est pas construite dans un dialogue avec la parole indigène . Elle a réifié un discours, certes suscité et recueilli, mais réduit à la fonction de document à compléter (il est source) ou à interpréte...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Debaene, Vincent, 1973-
Formatua: Livre papier
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Paris : Éditions du Seuil DL 2025.
Saila:La Librairie du XXIe siècle
Gaiak:
Oharra: Ouvrage publié avec le concours de Centre National du Livre
Autres localisations: Voir dans le Sudoc
LEADER 04870nam a22002657a 4500
001 1325830
008 250429t20252025xxe ||| |||| 00| 0 fre d
009 PPN284547816
020 |a 9782021588620 (broché) :  |c 25 EUR 
024 |a 9782021588620 
041 0 |a fre  |b fre 
082 |a 809  |z fre 
100 1 |a Debaene, Vincent,  |d 1973- 
245 1 0 |a La source et le signe :  |b anthropologie, littérature et parole indigène   |c Vincent Debaene. 
260 |a Paris :  |b Éditions du Seuil,  |c DL 2025. 
300 |a 1 volume (411 pages) ;  |c 23 cm. 
490 1 |a La Librairie du XXIe siècle 
500 |a Ouvrage publié avec le concours de Centre National du Livre 
504 |a Bibliographie pages 369-[409]. Notes bibliographiques 
505 0 |a Avant-propos -- Anthropologie et littérature, Paris-New York : deux points de vue sur le point de vue -- Introduction -- Première partie : Ethnologie indigène et littérature -- I -- L impossible ethnographe indigène -- Les études indigènes -- Anonymat et signature -- Parrains et patrons -- Des auxiliaires sans feu ni lieu -- On ne peut pas être à la fois à l école et au bois sacré -- II -- L invention de l informateur -- Gigognes et palimpsestes -- La source et le signe -- III -- De l ethnographie à la littérature ? -- L injonction ethnographique : la fabrique de l auteur -- Auctorialité, subjectivation, littérature -- Une littérature disciplinée -- La Renaissance sous les tropiques -- Deuxième partie : Écrire en pays dominé, lire en pays dominant -- IV -- Sciences sociales, point de vue indigène et histoire de la littérature -- Écrire l histoire de la littérature indigène d expression française -- Point de vue indigène et colonialité -- Une littérature aliénée ? -- Paul Hazoumé et Fily Dabo Sissoko -- V -- Lire Doguicimi ? -- Doguicimi : présentation -- Doguicimi, roman historique -- Une anti-épopée -- Lisibilité de Doguicimi -- VI -- Les Caractères ou mœurs de ce siècle, par Fily Dabo Sissoko -- Crayons et Portraits : présentation -- Caractères, portraits, types -- Contre l hybridation intellectuelle -- Littérature moraliste et situation coloniale -- La Troisième République des lettres sous les tropiques -- VII -- À l entre-deux des langues - Lire la poésie de Jean-Joseph Rabearivelo -- Lire la littérature indigène d expression française -- Influences et imitation, marges et centre -- Aristocratisme et aliénation : lecture sémiotique et lecture indexicale -- De la traduction à la poésie bilangue -- Traduire la traduction -- VIII -- Collecte ethnographique et renaissance poétique - Vers la négritude -- Senghor, le bon élève ? -- L œil monocorde : français d Afrique et poésie -- De la grammaire à l ethnographie -- Retour au pays natal et veillées noires -- Conclusion -- Le prix de l objectivation -- Bibliographie 
520 |a Comment entendre la parole de l autre ? Comment la faire entendre ? L anthropologie, en France, ne s est pas construite dans un dialogue avec la parole indigène . Elle a réifié un discours, certes suscité et recueilli, mais réduit à la fonction de document à compléter (il est source) ou à interpréter (il est signe). Catégorie coloniale ou notion théorique, l indigène est dans tous les cas objet de discours et non sujet d énonciation. À travers une histoire de la discipline en France et au prisme d une comparaison avec les États-Unis, Vincent Debaene se penche sur les ambivalences des discours qui prétendent accueillir ou étudier la parole de l autre. Il scrute l héritage colonial de l anthropologie et les possibilités de s en déprendre. Sur la base d un corpus de textes africains et malgaches, jadis désigné comme littérature indigène d expression française , il montre comment s est institué une hiérarchie entre écriture dominée et lecture dominante. Il montre surtout comment des auteurs ont, bien avant les indépendances, inventé des formes, littéraires et savantes, pour forcer la possibilité d un dialogue et faire entendre leurs voix. Ce livre retrace l histoire de ces tentatives. Mais il interroge également la position de l historien, du sociologue ou du critique qui s en emparent, car eux aussi, à leur façon, transforment les discours en sources et en signes. Comment s assurer de ne pas reproduire la condescendance coloniale dans la ressaisie de ces écrits ? Peut-on les envisager non pas seulement comme des documents au service d une histoire à écrire mais comme des adresses, qui déplacent le projet savant lui-même ? 
650 |a Autochtones  |x Dans la littérature 
650 |a Littérature coloniale  |x Thèmes, motifs 
650 |a Anthropologie  |z France  |x Histoire 
997 |0 1325830  |1 Livre papier  |a Ressource papier  |c 0/Orléans/  |c 1/Orléans/BU Lettres, Langues et Sciences humaines/  |z Orléans, BU Lettres, Langues et Sciences humaines, 305.8 DEB